Château de Nyon

La seigneurie de Nyon. Des différents fiefs qui, sous l’ancien régime existaient sur le territoire actuel de la commune, le plus important après celui d’Ourouër, était celui de Nyon qui relevait de la châtellenie de Nevers. Le village de Nyon est cité en 1287, époque à laquelle Petit de Nyon et Jean de Nyon devaient chacun onze sols, cinq deniers de cens, à l’évêché de Nevers. Un Jean de Nyon vivait encore en 1458. Au milieu du XVIe siècle, la Seigneurie de Nyon appartenait à Louis Olivier, receveur des aides et tailles du Nivernais. Des difficultés après sa mort, au sujet de l’’héritage entre, d’une part Louis et Antoine Olivier, ses fils, et d’autre part François du Broc, son gendre, qui étaient en même temps frères utérins. Le différend fut tranché par le duc du Nivernais. Louis Olivier eut la Seigneurie d’Arriaux, Antoine celle de Nyon et François du Broc, la terre des Meures. Antoine Olivier, le 28 juillet 1598, fit hommage pour la Seigneurie de Nyon. Sa fille Étiennette épouse en 1671 François de Blanchefort, devint Seigneur de Nyon. Le 20 juin 1620, ce dernier céda sa terre à Alexandre de Pergues. La terre de Nyon ne demeure dans la famille de Pergues. Le 15 février 1642, elle est acquise par Jean Sallonyer, avocat au bailliage de Nevers. La terre de Nyon, à la suite d’un procès que Jean Sallonyer et sa femme Marie Gascoing, avaient contre la famille Brisson, fut saisie et vendue par autorité de justice. Elle fut rachetée par leur fils Pierre Sallonyer, également avocat à Nevers. Il est échevin de Nevers en 1692 et 1693 et mourut en 1714, Laissant la terre de Nyon à son fils Jean-Marie. Celui-ci posséda Nyon jusqu’à sa mort en 1756, et la transmit à son fils, Pierre. Il mourut à Nyon le 13 fructidor an IV. Il avait eu 10 enfants, parmi lesquels Louis Sallonyer, planteur à Saint-Domingue. En 1789, il vient en France, pour régler avec ses frères et sœur, la succession de son père. Par accord fait entre eux, il eut les biens de Nyon. Il mourut en 1797 à Saint-Domingue. Il avait eu une fille Marie-Jeanne-Jacques Sallonyer, dernière héritière du nom de cette famille, mariée à Antoine – Edme Rossin, receveur de domaines à Nevers. Bien que possédant fief, haute, moyenne et basse justice, Louis Olivier et ses successeurs, les différents membres de la famille Salionyer, appartenaient à la bourgeoisie. Du mariage Sallonyer-Rossin née Adéle en 1798, décédée en 1856 à Ourouër. Adéle Rossin épousa Joseph-Francois Moret, avocat puis juge d’instruction à Clamecy. Il mourut à 39 ans, en 1826, ayant eu trois fils dont Louis-Ernest Moret, né le 5 mai 1819 à Nevers qui entra à l’école Navale en 1835. IL fit la campagne de Crimée et fut décoré de la Légion d’Honneur en 1855, et promu Capitaine de Frégate en 1861. Il mourut le 7 mars 1885. Il avait épousé Blanche Tiersonnier qui lui donna un fils, Joseph-Philippe né en 1857, capitaine au 13e régiment d’infanterie, mari de Jeanne Chastaing et une fille, Herminie qui épousa en 1891 Marc-Marie-Etienne Héron de Villefosse. Nyon resta la propriété de la famille Moret jusqu’en 1918. Ensuite, fut Monsieur Boissonnet qui en devint propriétaire.
Depuis 1956, il appartient la famille Henry. L’ancienne résidence seigneuriale, le château, édifice du XVIIe a subi quelques modifications,il est bien conservée. Le corps principal du logis, qui est la partie la plus ancienne, n’a qu’un étage, elle est prolongé a l’ouest par un pavillon de construction récente a deux étages. La façade sud, de niveau avec le parc, est précédée d’une terrasse avec une belle grille. La façade nord possède un escalier semi-circulaire avec une rampe en métal d’un joli travail. Au dessus de la porte de l’escalier, on remarque un écusson dont les armoiries ont été abimées. Une conduite d’eau, partant de la fontaine des Rapins, située à environ quinze cents mètres à l’est, alimente le château dont le sous-sol est en cintre Château de Nyon, Situé en Bourgogne à 15 km de Nevers, joli petit château du XVIII° siècle, au creux d’un vallon, au milieu d’un parc verdoyant. Accueilli avec beaucoup de gentillesse par Madame Catherine Henry la propriétaire.

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Bonne découverte.

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