Lavoir de Mhers – Patrimoine vernaculaire

Lavoir de Mhers – Patrimoine vernaculaire de Cuncy-lès-Varzy

Le lavoir de Mhers est original, car pour ce rendre au lavoir il faut passer sur une passerelle qui nous permet de franchir le ruisseau, la passerelle est construite en 1936 (0154 Archives départementales).

Le lavoir est situé le long de la départementale 186. Il est coiffé d’une belle toiture, recouverte de petites tuiles plates en terre cuites. Il possède cinq colonnes sur sa devanture (une récupération d’une ancienne  église de Varzy d’après un ancien). Il est alimenté par le Ruisseau de l’Étang de Serres.

Le lavoir de Cuncy lès Varzy, est dit “du chêne au franc de Cuncy lés Varzy”, est construit entre 1832 et 1836, pour remplacer un ancien lavoir. La source qui alimente ce lavoir est nommée ” la fontaine aux moines”, elle alimentait autrefois l’ancien domaine de Chêne au franc.

Le lavoir possède deux façades ouvertes, une toiture en petites tuiles plate de terre cuite de la région, elle est à quatre pans, celle-ci est soutenue par de belles colonnes (en pierre de calcaire de la région).

À ses côtés un puits à margelle. Dans la commune deux autres lavoirs sont du même type sur Mhers et Verteney.

Les lavoirs constituent une part importante du petit patrimoine bâti de la Nièvre.

Le Parlement vote une loi le 3 février 1851 qui accorde un crédit spécial, pour subventionner à hauteur de 30 %, la construction des lavoirs couverts et, prévoit que « c’est au lavoir commun que la laveuse trouvera une distribution commode d’eau chaude et d’eau froide, des appareils de séchage qui lui permettent une économie de temps, et qui lui évitent d’effectuer le blanchissage dans l’habitation ».

Le rôle social du lavoir était primordial. C’est là que les femmes se retrouvaient, chacune ayant une place précise, sous l’autorité de la doyenne. On riait, on papotait.

Les femmes qui ne pouvaient pas faire garder leurs enfants en bas âge venaient avec eux au lavoir.

Il était autrefois un lieu de rencontre animé où se retrouvaient régulièrement les habitantes.

Les conditions de travail y étaient fort pénibles, les intempéries, les mains des femmes, plongées dans l’eau fraîche et parfois, glacée l’hiver, en ressortaient souvent meurtries, gercées et crevassées. Elles faisaient une grande consommation de pommade pour pouvoir continuer leur dur labeur. Le lavoir était réputé autrefois, pour être un lieu de médisance, mais il permettait de rompre l’isolement des femmes, la solidarité des dames était bien présente, ne serait-ce que pour tordre le linge à deux en sens inverse.

Le lavoir représente tout un pan de notre mémoire populaire. C’est à ce titre qu’il doit être respecté,

Il fallait souvent faire plusieurs voyages dans la journée, parfois sur plusieurs kilomètres pour aller au lavoir du pays, pour pouvoir porter les corbeilles de linge sale, le coffre, le battoir, parfois la planche à laver, et naturellement le savon et la brosse. La brouette (la beurouette en patois morvandiau) qui n’était pas d’une grande capacité.

– Le coffre, le Cabasson, ou boîte à laver, souvent aussi le carrosse (ou parfois, caisse). Renforcé avec des chiffons ou de la paille, et calé au bord de la pierre à laver, il permettait à la lavandière de se mettre à genoux avec un minimum de confort.

– Le battoir à linge : le tapoir, en patois morvandiau le tapoué. La lavandière mettait le linge en boule et « tapait » dessus avec énergie : elles tapoueillaient!

– La planche à laver : on l’utilisait pour laver à la rivière ou à la fontaine : elle remplaçait la margelle à laver du lavoir.

– Le chevalet était fabriqué en bois, il permettait de suspendre provisoirement le linge et de le faire égoutter, lorsqu’il n’y avait pas d’étendoir au lavoir.

– Le savon sert à décoller la crasse, à détacher le linge sale, le gros savon, conditionné en forme de gros cube. On pouvait utiliser la saponaire, appelée aussi herbe à foulon (dans certaines régions, les foulons piétinaient foulaient au pied – la laine dans des bassins), dont les racines ont particularité de faire de la mousse. On l’utilisait en décoction froide. La saponaire est une plante à fleurs violacées qui pousse au printemps au bord de l’eau.

– La brosse : la fameuse brosse à chiendent, aucune tâche ne doit lui résister.

Certains lavoirs étaient équipés de cheminées pour produire la cendre nécessaire au blanchiment du linge.

Cuncy-lès-Varzy est une commune française située dans le département de la Nièvre, en région Bourgogne-Franche-Comté.

Un clic pour situer les monuments nivernais sur une carte.

Bonne découverte lavoir chêne au franc.

Découverte de l’église Cuncy les Varzy – Église Saint Martin.

Bonne découverte du Lavoir de Mhers GPS 47.34828, 3.46207

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