Chambres d’arrêts de Villapourçon

Chambres d’arrêts de Villapourçon ou chambre de sûreté

Les Chambres d’arrêts de Villapourçon sont placées dans une bâtisse de plan rectangulaire, qui est coiffée d’une toiture en ardoise, le bâtiment comprenait deux geôles fermées par des portes renforcées et une buanderie, comme il est encore gravé sur les frontons des portes. Une propriété privée.

Sur les délits qui conduisent en prison et sur la durée des peines, il y a, à cette époque deux catégories de prisonniers : les délinquants locaux, coupables de tapage nocturne, de rixes, de scandales divers, de vagabondage ou de prostitution (non institutionnalisée), et les délinquants de passage, arrêtés dans d’autres communes et faisant route vers Nevers pour être jugés, ou libérés.

Une ou deux journées derrière les barreaux dans les Chambres d’arrêts de Villapourçon, petit séjour propice à la désintoxication et à la réflexion.

À la fin du siècle, les emprisonnements de courte durée s’effectuent désormais à la gendarmerie, s’il s’agit d’une période d’attente avant un transfert, ou à la prison de Nevers pour les longues peines, pour les emprisonnements de 24 ou 48 heures, ils sont remplacés par des journées de travaux d’intérêt collectif, sur des chantiers de terrassement, de nettoyage toujours sous contrôle des gens du village.

Le décret du 6 septembre 1926 supprime le statut de sous-préfecture à de nombreuses communes. Leur importance judiciaire devient caduque, il leur est retiré tribunal et maison d’arrêt.

La loi du 22 août 1929 en rétablira certaines, provisoirement car la réforme du 26 avril 1934 mettra définitivement fin aux derniers rescapés. Les bâtiments sont encore présents et cinq ans plus tard, on utilisera les anciennes prisons comme lieux d’hébergement ou comme prisons militaires ou politiques.

L’expansion de cette administration sous la IIIe République imposa le principe de l’emprisonnement individuel cellulaire en même temps que le système de l’Inspection générale, qui permet le contrôle du quotidien carcéral. L’érection d’une direction pénitentiaire et la mise en place des circonscriptions en 1871, la création du Conseil supérieur des prisons en 1875 couronnèrent l’édifice. En 1911, l’administration pénitentiaire était rattachée au ministère de la Justice. Le lien créé entre magistratures et prisons fut maintenu jusqu’en 1940.

La Nièvre est dépourvue de maison centrale, elle présentait cependant une structure pénitentiaire dense :
Quatre prisons départementales Château-Chinon, Clamecy, Cosne-sur-Loire et Nevers, près de quarante dépôts et chambres de sûreté et un dépôt de mendicité. (Prémery, Guérigny, possédaient des chambres de sûreté )

Au-delà de ces quatre prisons départementales, le paysage carcéral nivernais se composait d’une multitude de prisons dont la dénomination varia selon l’époque : maisons de dépôt, maisons d’arrêt, dépôts de sûreté, chambres de sûreté, violons, maisons de police. Elles sont regroupées sous le terme de dépôts de sûreté. Instaurées par la loi du 28 germinal an IV, ces prisons cantonales et municipales enfermaient des individus arrêtés en flagrant délit par la gendarmerie, en attente d’un transfert à la maison d’arrêt la plus proche.

Un clic pour situer les monuments une carte

Bonne découverte des Chambres d’arrêts de Villapourçon GPS 46.94959, 3.95895

Villapourçon est une commune française, située dans le département de la Nièvre en région Bourgogne–Franche-Comté.

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