Commanderie de Villemoison

Commanderie de Villemoison

Un magnifique vestige templier, la Commanderie de Villemoison, un site unique.

Sa fondation est antérieure à 1180, la maison de Villemoison est mentionnée pour la première fois lors de la fondation du Temple de Saint Bris près d’Auxerre par Gaufridus de Arsi, frère de l’abbé de Vézelay.

En 1189, Hervé de Donzy fait don « aux frères du Temple de Salomon de Villemouson » d’un bail avec le seigneur de Saint-Venant (Archives Nationales S 5242, cart. 297, p.1).

En 1190, Hugues d’Arquian donne aux Templiers la « ville d’Escueili », moyennant la redevance annuelle de 2 muids de froment et 2 setiers de fèves. La charte, datée de Cosne, porte cette mention historique : « Anno quo rex Philippus Francie ivit ad Jherusalem, ab incarnationne M° C° XC° ».

Cette même année, Hugues, seigneur de Saint-Verain, témoigne aussi de sa bienveillance envers les Templiers de Villemoison, en confirmant un bail à rente fait à ces derniers par Geoffroi, son frère, d’un moulin situé à Verli, et du don d’un muid d’avoine fait par le même Geoffroi.

En 1240 : Hugues de Saint-Fargeau donne aux Templiers la terre de Neusy. Hervé de Gien, de qui relevait cette terre, approuva cette donation et en consentit l’amortissement.

En 1216, le connétable Dreux de Mello donne sa « maison du Saulce » aux frères du Temple qui y fondèrent ce qui deviendra une des plus importantes commanderies. Pendant six siècles s’y succédèrent les nobles chevaliers, dirigeants de ces ordres religieux militaires puis hospitaliers.

En 1312, lors de la dissolution de l’Ordre, le pape français d’Avignon Clément V, fit don des terres et de la commanderie aux Hospitaliers de l’Ordre de Saint-Jean de Jérusalem.

En 1792, les bâtiments et les terrains de la commanderie, relevant de l’évêché d’Auxerre, sont vendus comme biens du clergé.
Après la dissolution de l’Ordre du Temple, la commanderie est remise par les autorités royales et pontificales à l’Ordre des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem qui, en 1310 s’installent à Rhodes et s’appellent désormais Chevaliers de Rodes.
Après la prise de l’ile le 24 décembre 1524 par Soliman, le 23 mars 1530, Charles-Quint cède à l’Ordre comme fief souverain l’Archipel de Malte.
Les Chevaliers de Rhodes et de Malte poursuivent à la Commanderie de Villemoison le rôle des Templiers (hébergement et soins des pèlerins de Compostelle et surveillance des routes). Ils marquèrent leur passage par la mise en place de portes et de fenêtres style Renaissance, sur la façade du « Logis des Chevaliers ». Les armes que l’on aperçoit au dessus des fenêtres du dernier étage sont celles du Commandeur d’Ancienville (1528-1535).
Devant l’insuffisance de ses ressources, à la fin du XVIIe siècle, elle fut réunie comme membre à la Commanderie du Saulce sur Escolives puis devint la possession des Évêques d’Auxerre.
Du groupe de bâtiments qui devait comprendre la commanderie, il subsiste trois éléments de l’époque médiévale :
– La Chapelle qui est classée au titre des monuments historiques depuis le 21 septembre 1907
– La grange (aux champarts) qui est inscrite au titre des monuments historiques en 1987
– Le logis des chevaliers
La Commanderie de Villemoison présente les trois bâtiments traditionnels de l’Ordre du Temple, avec la souche romane des Templiers et la transformation Renaissance des Chevaliers de Malte.
Elle est caractéristique des chapelles templières car, édifiée de plan rectangulaire et elle est massive. Elle possède une abside en cul de four orientée à l’est. À l’intérieur, on découvre des vestiges d’une fresque au niveau de l’abside, elle représente le Christ en majesté entouré par les quatre évangélistes.

Orienté à l’ouest, le portail est décoré de nombreux ornements: des voussures, des chapiteaux au décor floral.

Le logis présente la particularité d’être de plan en « L » et d’être construit autour d’une tourelle d’escalier permettant de desservir les étages.

C’est un logis prioral. Il y a huit siècles, les chevaliers hospitaliers de l’Ordre de Malte y vivaient. Ils priaient dans la chapelle et avaient à leur disposition un centre d’exploitation agricole. » La fameuse grange au champ part actuelle, où les Maes entreposent divers matériels. Dans le parc de 7,5 hectares, arboré ou coule un ruisseau.

Au 1er étage, les fenêtres sont d’une taille surdimensionnée ce qui donne une impression de luminosité importante. Sur les fenêtres du deuxième étage, on peut découvrir les armes du commandeur hospitalier d’Ancienville (1528-1535). Le logis prioral fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 18 août 1987
Saint-Père est une commune française située dans le département de la Nièvre, en région Bourgogne-Franche-Comté.

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