Lavoir des Bordes – Patrimoine vernaculaire

Lavoir des Bordes – Patrimoine vernaculaire du Nivernais

Le lavoir des Bordes est un petit lavoir sur la Départementale 146 entre les Bordes, l’Ouche, et le domaine des Bordes. (dommage il n’est pas ouvert), il est situé au lieu dit les Bordes. C’est un lavoir de plan rectangulaire.

Un lavoir a impluvium (Un impluvium est un système de captage et de stockage des eaux pluviales).

Les lavoirs constituent une part importante du petit patrimoine bâti de la Nièvre.
Les conditions de travail y étaient fort pénibles, les intempéries, les mains des femmes, plongées dans l’eau fraîche et parfois, glacée l’hiver, en ressortaient souvent meurtries, gercées et crevassées. Elles faisaient une grande consommation de pommade pour pouvoir continuer leur dur labeur. Le lavoir était réputé autrefois, pour être un lieu de médisance, mais il permettait de rompre l’isolement des femmes, la solidarité des dames était bien présente, ne serait-ce que pour tordre le linge à deux en sens inverse.
Le Parlement vote une loi le 3 février 1851, celle-ci accorde un crédit spécial, pour subventionner à hauteur de 30 %, la construction des lavoirs couverts et, prévoit que « c’est au lavoir commun que la laveuse trouvera une distribution commode d’eau chaude et d’eau froide, des appareils de séchage qui lui permettent une économie de temps, et qui lui évitent d’effectuer le blanchissage dans l’habitation ».
Le rôle social du lavoir était primordial. C’est là que les copines se retrouvaient, chacune ayant une place précise, sous l’autorité de la doyenne. On riait, on papotait. Les femmes qui ne pouvaient pas faire garder leurs enfants en bas âge les amenaient au lavoir. il était autrefois un lieu de rencontre animé où se retrouvaient régulièrement les habitantes. Le lavoir représente tout un pan de notre mémoire populaire. C’est à ce titre qu’il doit être respecté, entretenu et sauvegardé. La préservation du patrimoine passe aussi par l’émotion qu’il suscite.
Il fallait faire plusieurs voyages dans la journée (parfois plusieurs kilomètres pour aller au lavoir du pays) pour pouvoir emmener les corbeilles de linge sale, le coffre, le battoir, parfois la planche à laver, et naturellement le savon et la brosse. La brouette (la beurouette en patois morvandiau) n’était pas d’une grande capacité.
Le coffre, le Cabasson, ou boîte à laver, souvent aussi le carrosse (ou parfois caisse, ). Renforcé avec des chiffons ou de la paille, et calé au bord de la pierre à laver, il permettait à la lavandière de se mettre à genoux.
Le battoir à linge: on l’appelle le tapoir, en patois morvandiau le tapoué. La lavandière mettait le linge en boule et « tapait » dessus avec énergie: elles tapoueillaient !
La planche à laver: on l’utilisait lorsque l’ont lavait à la rivière ou à la fontaine: elle remplaçait la pierre à laver du lavoir.
Le chevalet: fabriqué en bois, il permettait de suspendre provisoirement le linge et de le faire égoutter.
Le savon: qui va naturellement servir à décoller la crasse, à détacher le linge sale, n’est pas n’importe lequel: le gros savon de Marseille, conditionné en forme de gros cube.
On pouvait également utiliser la saponaire, appelée aussi herbe à foulon (dans certaines régions, les foulons piétinaient foulaient au pied – la laine dans des bassins), dont les racines ont particularité de faire de la mousse.
On l’utilisait en décoction froide. La saponaire est une plante à fleurs violacées qui pousse au printemps au bord de l’eau.
La brosse: la fameuse brosse à chiendent, faite pour qu’aucune tâche ne lui résiste

Les Bordes un hameau Français du département de la Nièvre en région Bourgogne-Franche-Comté.

Bonne découverte du Lavoir des Bordes – GPS 47.23368, 3.5406

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Découverte du monument aux Morts de la commune de Guipy.

Découverte de l’église de Guipy – Saint Germain d’Auxerre.

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