Moulin le Landas – Patrimoine vernaculaire

Moulin le Landas – Patrimoine vernaculaire de Crux la Ville

Le Moulin le Landas est daté du XVIIIe siècle. Selon les registres paroissiaux de Crux-la-ville, le moulin, dont la roue a aubes est reconstruite en 1995, était un “foulon” (moulin à foulon). Le foulonnier est l’artisan qui fait passer les draps (les foulait) dans des cylindres métalliques pour les comprimer et les rendre plus serrés. La famille Geoffroy était propriétaire des lieux aux XVIIe-XVIIIe siècles. Le moulin est alimenté par la rivière l’Aron.

Les moulins de la Nièvre sont principalement des établissements artisanaux ou industriels exploitant les énergies hydraulique ou éolien. Notre département a compté de nombreux moulins dans le Val de Loire, sa Sologne bourbonnaise, les Vaux d’Yonne et la Puisaye.

Un moulin est une machine à moudre les grains de céréales. Autrefois constitué de deux meules en pierre à axe vertical, l’une immobile, l’autre tournante, il est remplacé dans la meunerie moderne par des appareils à cylindre.

Beaucoup de meules de la région proviennent de la Ferté sous Jouare

Selon l’annuaire de 1859 la Nièvre ne comptait pas moins de 45 moulins à vent, 567 moulins à eau et 5 à vapeur. Les moulins fonctionnent principalement de 1804 à 1920. En 1934 encore 174 moulins travaillent le blé dans notre région.

Au Moyen Âge, la plupart des moulins à eau et à vent sont d’origine seigneuriale ou dépendent de monastères, qui doivent nourrir une importante population.

En effet, il faut disposer juridiquement du cours d’eau et pouvoir faire face aux frais de construction et d’entretien des moulins et des cours d’eau.

Les paysans des alentours trouvaient commode de venir y moudre leur blé.

Cependant, à partir du Xe siècle, les seigneurs, usant de leurs pouvoirs de commandement appelés le ban, instaurent à leur profit certains monopoles. L’usage le plus ancien et le plus répandu de tous est celui du moulin banal : tout le blé récolté dans un certain périmètre du moulin doit y être amené et moulu contre redevance.

Les moulins ont participé à de nombreuses tâches à travers de multiples emplois comme des moulins à huile (olives, noix, noisettes), des moulins à pastel, moulins à tan (écorce de chêne pulvérisée utilisée pour la préparation des cuirs), des moulins foulons (foulage des draps pour leur donner de l’apprêt), aux moulins à chanvre, moulins à fer, scieries hydrauliques, moulins à papier (trituration des chiffons dans l’eau pour en faire de la pâte à papier).

Les moulins foulons, servaient au mélange de la laine et du chanvre, pour fabriquer des vêtements, des couvertures, le feutre des chapeaux. La Nièvre possédait de nombreuses tanneries à Nevers, Clamecy, Cosne-sur-Loire, Luzy, Château-Chinon.

Au XIXe siècle, des moulins ont pu alimenter des filatures (Prémery, Tannay).

Le Morvan abritait principalement des moulins à eau, à manège et à brais pour le grain, l’huile, le papier, la métallurgie. Il y a eu peu de moulins à vent dans le Morvan, car irrégulièrement venté, plusieurs ont été construits dans les plaines et sur les plateaux (Saint-Pierre-le-Moûtier et Bouhy). Au XIXe siècle, dans les villes, se sont développés des moulins à vapeur : Decize, Fourchambault, La Machine, et même Nevers.

Tous ces édifices témoignent du travail et du goût de bien faire de ceux qui nous ont précédés.

Crux la Ville est une commune française située dans le département de la Nièvre, en région Bourgogne-Franche-Comté .

Un clic pour situer les monuments nivernais sur une carte.

Découverte du moulin d’Aron – Patrimoine de Crux la ville.

Découverte de l’église de Crux la ville – Église Saint-Nazaire.

Bonne découverte du Moulin Landas GPS 47.17211, 3.54984

 

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