Stèle Camille Bornet abbé martyr – Souvenir

La Stèle Camille Bornet est édifiée sur la droite de l’église de Glux en Glenne, une belle stèle en marbre, sur laquelle nous pouvons découvrir la photo du buste de cet abbé martyr. Sur la stèle il est inscrit : » Curé de Glux et Saint Prix Capitaine de réserve médaille militaire et croix de guerre 14-18 prisonnier des deux guerres victime de la Gestapo décédé après… de mauvais traitements le 9 juin 1944 ».

L’abbé Camille Bornet est né le 24 avril 1896 à Champlémy dans la Nièvre, il est torturé et exécuté par les Allemands le 9 juin 1944 à Chalon-sur-Saône en Saône-et-Loire.

Camille Bornet abbé martyrCamille Bornet était capitaine de réserve, un prisonnier de la Première Guerre mondiale, il était décoré de la Médaille militaire et de la croix de Guerre 1914-1918.

Il est ordonné prêtre en décembre 1924, à Nevers, nommé vicaire de Decize, il devient curé dans le Morvan à Glux-en-Glenne et de Saint-Prix en octobre 1930. Il est fait prisonnier en 1940, il sera libéré en tant qu’officier de la guerre 1914-1918.

Il retrouve sa paroisse en 1942. Le 31 mai 1944, la police allemande de Nevers l’arrêta et l’emmena dans ses locaux de la rue Félix-Faure (rue Paul-Vaillant-Couturier).

Il est arrêté pour avoir donné la communion à des maquisards. Deux jours après son arrestation, il fit passer un billet à ses proches : « Suis victime dénonciation grave et mensongère, aggravée par déposition fausse… Que volonté de Dieu soit faite. Suis courageux dans souffrances et prévisions. Écrivez à maman. Dites-lui ma tendresse infinie ». Son frère René, intervint auprès du chef de la Gestapo de Nevers, mais en vain, la réponse donnée : « Votre frère est beaucoup plus dangereux qu’un terroriste ordinaire, il avait une grande influence morale. Il s’est rendu dans un camp de maquis pour porter la communion, il a, de ce fait, donné un réconfort moral à un grand nombre de ces bandits ! » et de plus il jugeait que l’abbé lui répondait avec « une crânerie, une vigueur, une fierté intolérables, à tel point qu’il s’était vu dans la nécessité de le gifler ».

Le 6 juin, Camille Bornet fut conduit dans les geôles chalonnaises, rue d’Autun. Le personnel de la prison témoigna que : « pendant quarante-huit heures, il était resté dans le coma, la poitrine défoncée, les épaules meurtries, et perdant le sang par la bouche, le nez et les oreilles ».

Le 9 juin, un infirmier allemand mit fin à l’agonie « par plusieurs piqûres en plein cœur ».

Le chanoine Guynot, dans une publication catholique de juin 1945, évoquait « un homme intelligent et énergique. Sa situation dans le Haut-Morvan où, peu à peu, se concentrait le maquis l’exposait à tous les risques. Lui ne voulait y voir qu’une invitation providentielle à se dévouer en prêtre, en prêtre français ».
Reconnu Mort pour la France, il a été homologué capitaine FFI.

Un clic pour situer les monuments nivernais sur une carte.

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Bonne découverte de la Stèle Camille Bornet abbé martyr GPS 46.95591, 4.03219

Sources: Jean-Claude Martinet Histoire de l’Occupation et de la Résistance dans la Nièvre 1940-1944 Éd . universitaires de Dijon, 2015. Mémorial Genweb. Des Morvandiaux de l’ombre à la lumière, Mérignac, 2011. – Journal du Centre, août 2014, article de Jean-Christophe Henriet.

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