Lavoir du Bourg des Moulins – Patrimoine vernaculaire

Lavoir du Bourg des Moulins – Patrimoine vernaculaire du Nivernais

Le lavoir du bourg des Moulins est situé dans le hameau du même nom, commune de Champallement. Ce lavoir est placé au centre du bourg sur le C.3 au croisement de la route de la Vierge des Moulins et de la route du bourg. Il est alimenté par le ruisseau de la Jarnosse, un endroit paisible.

Le bourg des Moulins se trouve en contrebas de Champallement et permet de découvrir l’ancienne fortification. Le lavoir a été remanié en 1992.

La toiture du Lavoir du Bourg des Moulins est recouverte de petites tuiles plates en terre cuite.

Le lavoir était réputé pour être un lieu de médisance, mais, la solidarité était présente, ne serait-ce que pour tordre le linge à deux en sens inverse. Les conditions de travail y étaient pénibles, les mains des femmes, plongées dans l’eau fraîche et parfois, glacée l’hiver, en ressortaient meurtries, gercées et crevassées. Elles faisaient grande consommation de pommade.

Les épidémies, puis la recherche d’hygiène entraînent le développement de constructions spécifiques, le lavoir, à la fin du XVIIIe siècle, les communes se munissent de bassins situés au bas d’une prairie, en contrebas d’une source ou d’une fontaine, en bordure d’un ruisseau, d’un canal, d’une rivière ou d’un fleuve. Le Parlement vote une loi le 3 février 1851 qui accorde un crédit spécial pour subventionner à hauteur de 30 % la construction des lavoirs couverts et prévoit que « c’est au lavoir commun que la laveuse trouvera une distribution commode d’eau chaude et d’eau froide, des appareils de séchage qui lui permettent une économie de temps, et qui lui évitent d’effectuer le blanchissage dans l’habitation ». Au moulin, on entend les nouvelles ; au lavoir, on entend les commérages.

Il fallait faire plusieurs voyages dans la journée (parfois plusieurs kilomètres pour aller au lavoir du pays) pour pouvoir emmener les corbeilles de linge sale, le coffre, le battoir, parfois la planche à laver, et naturellement le savon et la brosse. La brouette (la beurouette en patois morvandiau) n’était pas d’une grande capacité.

Le coffre, le Cabasson, ou boîte à laver, souvent aussi le carrosse (ou parfois caisse, ). Renforcé avec des chiffons ou de la paille, et calé au bord de la pierre à laver, il permettait à la lavandière de se mettre à genoux.
Le battoir à linge: on l’appelle le tapoir, en patois morvandiau le tapoué. La lavandière mettait le linge en boule et « tapait » dessus avec énergie: elles tapoueillaient !

La planche à laver: on l’utilisait lorsque l’ont lavait à la rivière ou à la fontaine: elle remplaçait la pierre à laver du lavoir.
Le chevalet: fabriqué en bois, il permettait de suspendre provisoirement le linge et de le faire égoutter.

Le savon: qui va naturellement servir à décoller la crasse, à détacher le linge sale, n’est pas n’importe lequel: le gros savon de Marseille, conditionné en forme de gros cube.

On pouvait également utiliser la saponaire, appelée aussi herbe à foulon (dans certaines régions, les foulons piétinaient foulaient au pied – la laine dans des bassins), dont les racines ont particularité de faire de la mousse.

On l’utilisait en décoction froide. La saponaire est une plante à fleurs violacées qui pousse au printemps au bord de l’eau.
La brosse: la fameuse brosse à chiendent, faite pour qu’aucune tache ne lui résiste

Champallement est une commune française située dans le département de la Nièvre, en région Bourgogne-Franche-Comté.

Un clic pour situer les monuments nivernais sur une carte.

Découverte de l’étang de la Bouille – Plan d’eau de Champallement.

Découverte du château de Champallement – Château fort.

Bonne découverte du Lavoir du Bourg des Moulins GPS 47.231, 3.49262

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